La saga Star Trek

Star Trek couverture

Évoquer la saga Star Trek dans Film A Voir, c’est faire immédiatement un clin d’œil à notre enfance, à cette magie qui ne nous a pas quittés, surtout quand on est geek, n’est-ce pas ? En effet, qui n’a jamais reproduit le signe de bienvenue des Vulcains de monsieur Spock ?

Entre les t-shirts et les cols roulés moulants et aux couleurs criardes des personnages, les bandes dessinées et les romans tirés de l’univers très étendu de la saga, Star Trek a eu une large influence sur notre vie, voire celle de nos parents.

L’histoire de la saga Star Trek

Star Trek en récit

Saga incroyable qui révolutionna l’univers de la science-fiction, Star Trek n’en finit pas d’enthousiasmer son public.

Mais que raconte la célèbre épopée intergalactique ?

En 1966, Gene Roddenberry nous transporte dans un monde multiculturel, peuplé d’extra-terrestres et de nouvelles technologies, au sein de ce que l’on nomme la Fédération des Planètes Unies, une République interplanétaire.

La saga Star Trek raconte les aventures des membres d’un vaisseau spatial en particulier, l’USS Enterprise qui fait partie de la Starfleet, une organisation qui dépend de la Fédération. Ces hommes et aliens sont chargés de défendre et de partir à l’exploration de la Galaxie.

Dès lors, humains et extra-terrestres se rencontrent et sont envoyés aux 4 coins de l’univers pour y découvrir de nouvelles planètes, des univers et des mondes étranges.

Ils voyagent à une vitesse dite supraluminique qui est une technologie développée conjointement par les humains et les Vulcains.

Les origines de la saga Star Trek

La devise de ces aventuriers hors du commun est : Ex Astris Scientia (littéralement « La Connaissance à partir des Astres »).

La saga prend place indéniablement dans un monde utopiste où les hommes sont parvenus à éradiquer toute forme de violence, qu’elle soit physique ou morale afin que notre terre devienne un havre de paix et d’harmonie.

L’histoire de Star Trek a bien entendu évolué saison après saison, de série en série également, et d’année en année.

À ce jour, la saga Star Trek, c’est près de 759 épisodes qui sont répartis sur 7 séries différentes, lesquelles s’étalent sur une durée de 53 ans.

Le saviez-vous ?

Mais saviez-vous que la série TV ne suscita pas l’enthousiasme immédiat auprès du grand public dès ses premières diffusions ? En effet, au moment de son apogée, Star Trek se classait alors qu’au 52e rang en termes de popularité.

Comment a-t-elle fait pour survivre ? Pour se dépasser et continuer à avancer dans le temps ?

Il est peut-être temps de remercier ici les fans indéfectibles, les fameux Trekker (ou Trekkies).

Ainsi, en juin 1969, Star Trek est en pleine perte de vitesse et la série s’arrête, suite à un essoufflement autant de la production, des fans et d’une faiblesse dans le scénario.

Pourtant, la série manque de tomber dans l’oubli avant d’être relancée en 1987 grâce à Start Trek : The Next Generation.

De même, saviez-vous que le créateur de la saga, décédé en 1991, donna son nom à un astéroïde ainsi qu’à un cratère sur la planète Mars ?

Enfin, selon son testament, ses cendres furent envoyées en 1997 à bord de la fusée Pegasus.

La capsule qui contenait les cendres tourna autour de notre globe pendant 5 ans avant de revenir sur terre et de se désintégrer dans l’atmosphère.

Star Trek expliqué au fil des saisons

Star Trek ou la Patrouille du cosmos (1966-1969)

C’est dès cette série originale que se créa la 1ère communauté de fans, les Trekkies.

Ce sont en effet ces fans qui ont le droit de vie ou de mort sur la série, laquelle ne rencontra qu’un succès mitigé.

Concrètement, les épisodes de cette première mouture suivent tous le même schéma et il n’existe alors pas de continuité entre chaque épisode.

Toutefois, on retrouve plus ou moins la même trame, à savoir une race extraterrestre, dotée de pouvoirs spéciaux, et supérieure techniquement parlant au savoir-faire humain, s’oppose à l’humanité et la Fédération.

Ces derniers s’appuient sur un seul être ayant acquis alors des pouvoirs particuliers, souvent avec le concours d’un dieu.

Star Trek et la Patrouille du Cosmos

Dans cette série, les aliens ont soit pour but de détruire l’espèce humaine, soit de donner une morale.

Chaque épisode dure 52 minutes où se retrouvent principalement les mêmes personnages (l’équipage de l’USS Enterprise) et certaines espèces alien comme les désormais Klingons.

Même si la série a évidemment vieilli aujourd’hui, certaines caractéristiques demeurent immuables, voire remarquables.

L’un de rôles principaux est tenu par une Afro-américaine (avec la 1ère romance entre une Afro-américaine et un caucasien blanc à la TV américaine).

C’est aussi l’occasion d’assister à une véritable collaboration entre acteurs russes, américains et un Japonais, le tout en pleine Guerre froide.

La série va pourtant s’essouffler faute de dynamisme dans le scénario et l’intrigue.

Et pourtant, en 1979, la saga Star Trek renaît de ses cendres pour la 1ère fois et connaît un nouveau succès public et critique grâce au 1er film qui prend place dans l’univers de la série.

Star Trek : La Nouvelle Génération (The Next Generation—1987–1994)

Cette seconde mouture de la saga Star Trek est souvent considéré comme la plus soft (plus aucune agressivité, la diplomatie règne en maitresse incontestée), mais surtout la meilleure de toute l’histoire de Star Trek.

L’histoire de The Next Generation prend place dans un monde idéal où l’économie ne repose plus du tout sur la notion de l’argent. Concrètement, la famine et la misère ont été éradiquées et plus personne n’est jaloux de l’un ou de l’autre.

La Fédération ainsi que l’humanité ne sont plus menacées par des êtres supérieurs et les rencontres interespèces s’effectuent au même stade d’évolution.

Star Trek The Next Gen

Ici, le concept de La Nouvelle Génération est toujours de découvrir de nouveaux mondes, d’enrichir la civilisation humaine.

Mais d’autres concepts voient le jour, à l’image du voyage temporel qui devient une clé de voûte de la saga par la suite.

Le scénario est définitivement plus cohérent, les personnages deviennent récurrents (ce qui favorise l’identification du public) et les intrigues sont davantage travaillées.

Un conseil : pour ceux qui ne connaissent pas l’univers de la saga Star Trek, commencez par cette version et vous ne pourrez plus vous arrêter !

Star Trek: Deep Space Nine (DS9 – 1993-1999)

Avec cette 3e suite de Star Trek, on aime ou on n’aime pas du tout. Pourquoi ? Parce que la production a décidé d’abandonner le mythique vaisseau USS Enterprise pour la station orbitale DS9.

Les fans de la première heure sont désarçonnés.

Que décider ? Car, il faut l’avouer, si The Next Generation avait une âme de poète, la version DS9 se veut plus noire, plus obscure, plus dynamique, plus adulte également.

Les intrigues sont davantage politiques, on aborde des thèmes comme le fanatisme religieux voire le terrorisme.

Star Trek DS9

En parallèle, DS9 développe de nouveaux effets spéciaux qui font passer Star Trek à un niveau supérieur. Cela offre du grand spectacle avec des batailles spatiales très honorables.

Mais l’immobilisme physique et géographique interpelle, et les fans aimeraient peut-être que l’on reparte vers l’infini et au-delà !

Un approfondissement des cultures aliens aurait été très apprécié également.

Star Trek : Voyager (VOY – 1995-2001)

Avec Star Trek VOY, les fans de la première heure sont ravis et cela va durer pendant les 7 ans de cette version.

De plus, on y découvre une première avec une femme capitaine à la tête d’un vaisseau dans Star Trek.

La série n’en finit pas d’innover, mine de rien.

Et elle dirige habilement un vaisseau et non des moindres puisqu’il s’agit du Voyager.

Ici, les thèmes tournent plus autour de l’exploration spatiale, ce qui fait que cette mouture se rapproche plus de ses origines.

Star Trek Voyager

L’intrigue est simple : le vaisseau Voyager se voit précipité dans le Quadrant Delta qui se trouve à plusieurs années-lumière de la Terre.

La série va donc se concentrer sur le voyage retour du vaisseau… sauf qu’en théorie, le voyage retour, même à vitesse maximale, prend 75 ans.

Star Trek cherche une fois de plus à repousser les limites du possible, quitte à faire un pied de nez aux lois de la physique.

Star Trek: Enterprise (ENT—2001–2005)

Cette nouvelle série de la saga Star trek a encore divisé les fans.

C’est une sorte de prequel à la saga puisque l’intrigue se situe au moment de la création de la Fédération et 100 ans avant les aventures du Capitaine Kirk.

Dans cette version, le vaisseau Enterprise est envoyé par Starfleet pour commencer l’exploration spatiale.

Star Trek Enterprise

Avec Star Trek : Enterprise, on se démarque des autres opus en soulignant deux points importants :

  • On prend le contrepied de la société idéale en montrant des traits de caractère plus sombres, plus ambigus, plus agressifs parfois. Ici, les différentes espèces se découvrent avec leur propre personnalité et une culture foncièrement différente.
  • On renoue avec l’humour, ainsi que l’esprit originel de la Patrouille du Cosmos, ce qui est un point important pour les inconditionnels de la série.

Mais, en 2005, Star Trek ENT s’arrête sous la pression des Trekkies hyper classiques.

Quand on vous dit qu’ils ont droit de vie ou de mort sur la série !

Star Trek: Discovery (DIS – depuis 2017)

Cet énième opus de Star Trek est depuis quelques années encensé par la critique, par la presse et par le public.

Pourtant, Star Trek DIS propose un scénario relativement caricatural, qui se détache même de l’essence de la série, à savoir l’exploration spatiale.

Les personnages sont plus torturés émotionnellement et l’ambiance est définitivement plus sombre, très loin de la candeur et de la fraicheur de l’origine de la série TV et de l’idée utopiste de la société de la Fédération.

Star Trek Discovery

Dans cette série, le scénario ne ressemble à aucune des séries précédentes : une humaine est élevée chez les Vulcains. Elle y apprend leur enseignement, acquiert leurs techniques. Son tempérament rebelle lui vaut même le bannissement de la Starfleet. Mais elle est réaffectée (étrangement) sur le vaisseau Discovery.

En revanche, sur l’aspect visuel, rien à redire. Mais l’aspect merveilleux qui nous a transportés depuis des décennies n’est plus.

Star Trek : Picard (2019)

Ici, l’acteur Patrick Stewart revêt à nouveau son costume pour retrouver le capitaine Picard, lequel est toujours le commandant dans la série The Next Generation.

Star Trek Picard

Avec le retour d’une figure emblématique comme Patrick Stewart, l’ancien capitaine de l’Enterprise qui avait quitté Starfleet revient ici pour sauver une androïde qui a été créée à partir de l’esprit de Data (qui est aussi un personnage essentiel de The Next Generation).

Personnages principaux

Évidemment, que serait Star Trek sans ses personnages emblématiques, sans ces acteurs qui ont su façonner la saga ?

On retrouve, ainsi, dans une liste non exhaustive :

  • James T. Kirk: William Shatner
  • Spock: Leonard Nimoy
  • Leonard McCoy: DeForest Kelley
  • Montgomery Scott: James Doohan
  • Hikaru Sulu: George Takei
  • Pavel Chekov: Walter Koenig
  • Uhura: Nichelle Nichols
  • Christine Chapel: Majel Barrett
  • Jean-Luc Picard: Patrick Stewart
  • William Riker : Jonathan Frakes
  • Data: Brent Spiner
  • Benjamin Sisko : Avery Brooks
  • Kira Nerys: Nana Visior
  • Odo: Rene Auberjonois
  • Katheryn Janeway: Kate Mulgrew
  • Chakotay: Robert Beltran
  • Jonathan Archer : Scott Bakula

Ce que vous ne savez pas sur la saga Star Trek

Contrairement à George Lucas, le créateur de la saga Star Trek, Gene Roddenberry avait, participé à la guerre du pacifique et était profondément un homme pacifiste.

C’est pourquoi il décida de créer un univers galactique multiracial et multiculturel dans lequel on retrouve un certain optimiste foncier, un esprit boyscout pourrait-on dire.

A savoir sur la saga Star Trek

Gene Rodenberry s’est inspiré de plusieurs mythes dont le roman « les aventures du capitaine Horatio Hornblower », extrêmement populaire aux USA.

L’épisode pilote fut refusé en 1966 par la chaine NBC qui le qualifia alors de « trop sexy ».

L’origine du célèbre salut vulcain de Spock provient d’un souvenir de Leonard Nimoy qui assista, à l’âge de 8 ans à un service religieux (bénédiction juive) dans une synagogue et y releva ce geste (signifiant la lettre « Shin » dans l’alphabet hébreu).

Enfin, à l’origine, M Spock devait avoir la peau rouge et non la peau jaune comme il a eu par la suite. Comma la majorité des téléspectateurs américains n’avaient pas de téléviseur en couleur, le rouge fut abandonné de peur d’apparaître trop sombre à l’écran.

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